Mercredi 11 février 2009 3 11 /02 /Fév /2009 09:58
Dans quelques heures les jeux seront faits.

Les "petits actionnaires", entendez ceux qui ont investi 50.000 - 100.000 - 200.000 €- etc., vont probablement voter contre le projet Fortis-Paribas.

Depuis des semaines ils geignent dans les médias, confortés par "Test Achat", revue de défense des consommateurs, que l'on a déjà vue mieux inspirée. N'eut-il pas été plus normal qu'elle défende les petits épargnants ?
Et ceux qui ne peuvent épargner ? Qui les défend ? PERSONNE !

Après la fin de le guerre, le général de Gaulle avait nationalisé les banques. La droite et la gauche guimauve ont revendu ces organisme bancaires au privé, clamant que la France faisait une bonne affaire. En Belgique elles n'ont jamais été propriété de l'Etat mais, lorsque les choses vont mal, elle font appel au gouvernement pour que celui-ci leur donne l'argent des citoyens... Le capitalisme, c'est cela. L'indécence dépasse l'entendement.

Paribas va-t-il se retirer si, d'aventure, et comme on le pense généralement, l'assemblée générale rejette l'accord que les représentants des deux banques et le ministre des Finances ont signé ? Le Parti socialiste, entendez, certains de ses dirigeants, prônent alors la nationalisation.

De toute manière c'est la population qui va trinquer, puisque le gouvernement, dans un cas comme dans l'autre va devoir continuer à combler les trous.
La crise ne fait que commencer, et il tombe sous le sens que les banques connaîtrons encore des difficultés. Et pas seulement Fortis, mais également Dexia (ex Crédit Communal) banque des villes et  bourgades, KBC, banque catholique flamande, et des compagnies d'assurances comme Ethias qui fut un des fleurons liégeois, et francophone d'ailleurs, avant que nous apprenions qu'elle avait gérée à la peau de mes... pieds.

L'hebdomadaire "Moustique" (répouté apolitique)  titre sur la couverture : "10 raisons de faire la révolution", avec en prime le visage du Che !  C'est dire si le dégout atteint des sommets.

Effectivement, l'incompétence des dirigeants de Fortis, et je pense au comte Lippens, les primes faramineuses octroyées aux patrons démissionnaires dans l'industrie, l'argent des citoyens servant à sauver la peau des banque, des individus comme Aernhoudt ou De Decker s'attaquant aux plus démunis pour "sauver le pays" ( on croit rêver ), des personnalités politiques accusées de faire payer par des organismes publics (notamment un hopital) leurs dépenses privées, le césaro-papisme qui se généralise, j'en passe et des pires, autant de causes de la montée du poujado-populisme.

J'en reste là, car la nausée me prend.






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Mardi 10 février 2009 2 10 /02 /Fév /2009 15:23
Déja à l'époque de Luther des réformateurs, tels Zwingli (1498-4526), le plus connu, sélevèrent contre le baptême des enfants, estimant qu'il n'avait aucune valeur, car ceux-ci ne faisaient pas le choix du "dire oui à Dieu".

Mais ils ne se contentaient pas de ce "péché" aux yeux des des pédobaptistes. En effet, ils s'élevaint contre la collusion Etat-Eglise, mécontentant ainsi les princes luthériens et, comme on s'en doute, l'Eglise romaine.

C'est ainsi que les diverses tendances de l'anabaptisme, non-violente, millénariste, etc., furent combattues avec la plus grande vigueur par les adeptes de Luther et ceux du pape. Dans la plupart des pays catholiques l'anabaptisme en tant que doctrine valait la peine de mort, alors que, parfois, les luthériens étaient poursuivis avec moins de haine et que, dans de rares cas, ils étaient plus ou moins tolérés. Il en alla de même pour le calvinisme.

L'anabaptisme hollandais se caractérisait par un millénarisme délirant et violent qui donna le meilleur (sic) de lui-même dans "le Royaume de Münster", une  théocratie impitoyable pour ses adversaires.
En Suisse, il fut bibliciste et non-violent, suivant ainsi la "Confession de Scleiteim", charte écrite en 1527.
Avec Jakob Hutter il adoptera une forme communautaire, qui existe encore aux Etats-Unis, les huttériens.

Poursuivis par la hargne des autres Eglises, comme indiqué ci-avant, les anabaptistes furent mis à mort par milliers, ou obligé de s'exiler.

Un de ses dirigeants les plus connus fut le prêtre défroqué Menno Simons (1496-1561).  Les anabaptistes qui le suivaient étaient appelés mennonites.

Menno Simons, qui avait été horrifié par les persécutions subies par les anabaptistes s'était mis à étudier leur doctrine, qu'il trouva juste. Il quitta donc l'Eglise de Rome et se convertit. La chose faite il se mit en route, malgré son infirmité ( il claudiquait ), prêchant et rebaptisant, en Allemagne et en Hollande.

Désaprouvant le délire des millénaristes de Münster, il exigeait de ceux qui le suivaient une non-violence absolue, toujours observée par les modernes mennonites qui sont environ 900.000 dans le monde, selon le dernier recensement.

Déja durant sa vie Simons fut confronté au problème de l'excommunication, exigée d'une partie de ses adeptes, envers les tièdes comme les violents.

Un des partisans de l'exclusion des "désobéissants", fut l'évêque Jacob Amman (1644-17??), qui prêchait tant en Suisse qu'en Alsace. Son intransigeance était totale quant à la non-violence, allant jusqu'à interdire le port de la moustache qui était alors très prisé des militaires ! Il interdisait aux fidèles d'exercer une fonction publique. Ces derniers devaient se vêtir sobrement et porter la barbe, le fait de se raser étant considéré comme une forme de coquetterie.

Vers le milieu du XIXe siècle, ces mennonites purs et durs, désormais appelés amishs, émigrèrent pour la plupart aux Etats-Unis, où il fondèrent des communautés séparées du monde.
Les amishs parlent l'ancien allemand, que se soit entre eux où durant les services religieux qui sont célébrées un dimanche sur deux.

Nos amishs refusent le confort moderne, l'électricité, les voitures, tracteurs, etc... Les membres du Vieil Ordre amish circulent donc à bord de voitures tirées par un cheval, animal qui compte beaucoup pour eux puisqu'il sert également au labour et autres travaux de la ferme.

Les hommes portent le chapeau en paille ou en tissus et, pour le culte, en feutre noir. Les habits se ferment au moyen de bouts de bois, comme ceux employés pour les "duffel-coats" , le bouton étant considéré comme un luxe non chrétien. Les femmes sont vêtuest de longues robes, et portent une coiffe semblable à celle d'il y a deux siècles.

Les jeunes amishs, lorsqu'il atteignent la grande adolescence sont envoyés dans le monde, afin d'éprouver leur foi. On pourrait croire qu'ils en profitent pour fuir le milieu dans lequel ils ont vécu jusque là. Il n'en n'est rien ! Il faut dire que la pression est forte car, en cas de reniement, ils sont excommuniés par la communauté et rejettés par leur famille.

Depuis quelques décennies deux mouvements amishs dissidents ont vu le jour, qui autorisent l'usage des voitures pour le transport des marchandises, mais nullement pour la promenade. La télévision et la radio restent interditent.
Ces mouvements restent minoritaires chez les amishs. Ils envoient des missionnaires dans d'autres pays, mais l'évangélisation n'obtient pas un grand succès. En Belgique une communauté s'était établie en Flandre, mais elle a cessé d'exister il y a une dizaine d'années.

A côté des amish, existent également des communautés mennonites conservatrices et des communautés huttériennes, dont les moeurs sont semblables, vêture mise à part. Les différences portent sur des points de détail.

En Europe on ne connait pas de communautés mennonites conservatrices. Les adeptes sont considérés, et se considèrent,  comme des protestants évangéliques non-violents. Ils vivent dans le monde et ne se distinguent que par une grande méfiance envers les distractions d'aujourd'hui.






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Lundi 9 février 2009 1 09 /02 /Fév /2009 08:39


Les jeux sont faits, et, ô joie, bien faits.

La Suisse, pays de l'argent pas très propre et de la fondue indigeste, a voté. Le peuple a décidé que les citoyens des pays membres decette si belle Europe, celle des marchands et des multinationales, pourraient circuler librement et s'installer chez lui.

La droite populiste du très chrétien Blocher avait fait campagne pour le "non", avec des arguments nauséeux mais qui, souvent, font mouche, du style "si les roumains et les bulgares s'installent chez nous, la délinquance va grimpe, et les "braves gens" être les victimes des voyous venus de l'étranger".

Dieu merci, le "oui" l'a emporté, et Blocher pleure devant sa Bible ouverte à l'  "Epitre aux xénophobes et béotiens"...

Retour en arrière : rappelons-nous les 17% de Le Pen au premier tour des prédidentielles en 1995 en "doulce France".

Le succès de feu Haider en Auriche lors des dernières élections.

Et celui de Blocher en Suisse.

Etant entendu que ces haineux personnages n'ont été majoritaires dans aucun de ces pays, mais il fallut, dans certains d'entre-eux, composer parfois avec ces tristes sires.

C'est le grand Coluche qui disait "Si les élections pouvaient changer la vie, il y a longtemps qu'elles seraient interdites". Et un slogan libertaire : "Elections, pièges à cons !".

Devant le succès, parfois relatif, parfois bien réel, des mouvements populistes, xénophobes, bref de l'extrême-droite, je me dis aujourd'hui, moi qui ai refusé de participer aux "votations" durant des années, exception faire des municipales, renvoyant même ma convocation, que le véritable "piège à cons" c'est l'abstention.

Comme je l'écrivais en 2000 (
"L'Anarchisme : une utopie nécessaire", Labor éd. Bruxelles), Il est en effet des militants ( anarchistes) pour penser qu'un certain réformisme politique est indispensable en attendant un (hypothétique) soulèvement populaire. (...)  Rendons leur cette justice : ils ne se contentent pas de lire la presse anarchiste et de défiler deux ou trois fois l'an derrière des calicots aux slogans usés comme des chaussettes de tennisman après Roland-Garros.

La révolte éclatera-t-elle un jour ? Un jour peut-être, oui, lorsque les travailleurs crèveront de faim et que leurs biens seront saisis pour non paiement des traites pour la maison, bagnole, le frigo, les vacances en Tunisie, etc. Alors là, oui, ils descendront dans la rue pour "mettre les choses au point". Mais entre-temps l'armée et les forces de l'ordre auront été renforcés, et rien ne dit que le peuple gagnera la partie. Alors éclaterons ça et là des jacqueries réprimées dans le sang.

Je suis pessimiste? Oui ! Je ne vois pas d'autre solution, actuellement, qu'une union des libertaires avec les nouveaux mouvements de gauche (la vraie gauche), comme celui de Besancenot, ou de Melanchon,  en France, et même avec les mouvements centristes.

Si la gauche à la gauche de la gauche n'obtient pas, dans les pays où elle existe encore, j'écris encore parce que, en Italie, elle est hors course actuellement, des scores de nature à faire trembler les Sarko et autres Napoléon aux petits pieds, alors ce sera le triomphe de l'extrême-droite, à laquelle s'allieront les partis de droite soucieux de préserver les privilèges des richards.

Le triomphe de l'extrême-droite,  ce fut le cas avec le nazisme en Allemagne parce que les cocos refusèrent de s'allier aux socialites (encore socialistes à l'époque) sur ordre de Staline. Hitler arriva au pouvoir par le biais des urnes, ne l'oublions jamais. Et la raison en fut la désunion de la gauche. Le refus de s'allier, fut-ce provisoirement pour éviter le désastre, aux partis démocratiques centristes.Si les démocrates et les communistes avaient  présenté un front uni, il y a fort à parier que le sinistre moustachu serait resté dans l'opposition. Mais la politique sectaire des moscoutaires empêchait tout union avec eux...

Ce clown de Berlusconi, soutenu d'une part par les industriels et les banquiers, d'autre part par les imbéciles prêts à avaler les promesses démagogiques, n'aurait pas pas remporté les dernière élections si la gauche, la vraie, s'était mobilisée intelligemment, et avait convaincu la population, grâce à des arguments tenant la route, Silvio aurait pu continuer à vitupérer contre "les assistés", les étrangers, etc... Mais non, le Parti communiste s'est tranformé en parti social démocrate mou, Refondation communiste et le Parti des communistes italiens se sont enguelés pour savoir qui est vraiment communiste. Le Parti socialiste a disparu dans les scandales, les Partis libéral et républicains n'existent plus. Seule une frange de la démocratie chrétienne subsiste, mais elle n'est guère influente. Les Verts non plus.

Je vous le demande : peut-on encore se rendre à la pêche le jour des élections,  lorsque le risque de l'arrivée au pouvoir de la droite pure et dure, voire de l'extrême-droite, existe ?

J'ai évoqué surtout, jusqu'à présent, communistes et socialistes. Mais, une fois n'est pas coutume, j'approuve Ségolène Royal lorsqu'elle prône une alliance du centre (le Modem de Bayroux) avec la gauche, voire même avec Besancenot et Mélanchon, parce que nous n'en sommes qu'au début d'une crise qui va écraser les plus faibles, dans un premier temps, les travailleurs et les classes moyennes dans un second temps.

Le moment est venu d'une alliance des démocrates contre le fascisme et la droite dure style Berlusconi ou Sarko. Et, quoi qu'ils en disent, les anarchistes sont de vrais démocrates.

Alors, "Elections pièges à cons", ou "Abstention, piège à cons" ? J'opte pour le scond slogan !

Faisons barrage à la crise, et à ceux qui profitent d'elle pour tirer les marrons du feu avec des promesses irréalisables.














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Dimanche 8 février 2009 7 08 /02 /Fév /2009 11:48
A l'antimilitariste que je suis une seule armée est sympathique  l' Armée du Salut.

Oh, bien sûr, on peut lui reprocher de ne pas agir sur les causes, de ne pas prendre parti politiquement, et de voir seulement les effets pervers d'un système, le capitalisme, qui est impitoyable envers les petits. A vrai dire, la théologie de la libération parait plus efficace, reconnaissons le, mais elle a contre elle le Vatican...

Mais penchons nous néanmoins brièvement sur cette "armée" qui a sauvé des milliers et des milliers de sans logis, de va-nu-pieds.

Son fondateur : l'anglais  Williman Booth (1829-1912). Il est pasteur d'une Eglise méthodiste dissidente. Contrairement à certains de ses confrères la misère du peuple lui est insupportable. Des enfants malades travaillent 12 heures par jour dans des usines, des hommes crachant leurs poumons descendent dans la mine. Des veuves ou des filles mères en sont réduites à se prostituer pur nourrir leur progéniture.

Tout cela révulse Booth qui, s'il estime qu'un pasteur se doit  d'évangéliser, il a d'abord pour devoir de donner de la soupe - du savon - et ensuite de parler du salut. Mais également d'offrir la soupe et le savon à ceux qui n'en n'ont rien à faire du salut ce qui, à l'époque, soulève l'indignation des bien pensants.

Il estime, à juste titre,  que les Eglises ne sont pas proches du prolétariat et de tous les miséreux. Lui qui a fondé la Mission chrétienne, destinée à offrir la salut par Jésus, estime qu'on ne peut le faire "à des gens qui ont froid aux pieds  ! ".

Il met en place une structure à caractère militaire, dans laquelle les femmes sont appelées à jouer un rôle, et sont mises sur pied d'égalité avec les hommes. 
Ce qui compte, pour lui, c'est l'efficacité. Et pas d'efficacité, pense-t-il, sans obéissance à Jésus, une obéissance, répétons-le, toute militaire. Obéissance au message d'amour du Christ : j'étais nu et vous m'avez vêtu,  j'avais faim et vous m'avez nourri, j'étais prisonnier et vous m'avez visité c'est ainsi que les Evangiles présentent celui qui estimait, il y a deux mille ans, en terre de Palestine, qu'on le servait à travers les autres.
On peut croire ou ne pas croire, le message n'en reste pas moins magnifique. C'est peut-être le moment de dire, moi le croyant, que jamais Dieu ne condamnera celui qui ne l'a pas reconnu à travers les petits qu'il a aidé. La Charité, la vraie, celle qui va jusqu'au bout, passe avant la foi !

William Booth créedes écoles pour officiers salutistes, un uniforme et des grades "militaires". Lui-même est le général de cette armée pacifique.

Il crée des asiles de nuit où les pauvres hères sont nourris, logés et "nettoyés"; des maisons pour filles mères; des structures pour les malades. Il ne se contente pas de l'Angleterre industrielle et cruelle, mais il envoie des soldats soigner les lépreux et les forçats de Guyane.

L'Armée du salut, dès sa fondation lutte contre ces fléaux qui sont l'alcoolisme, la prostitution, la drogue, etc. Elle veut rendre leur dignité aux hommes dans une société indigne d'être qualifiée de civilisée.
Cela lui vaut des ennuis en tous genres. Certains maires interdisent à Booth de prêcher. La populace est excitée par la bourgeoisie qui l'encourage à  troubler les réunions, et à molester ces hommes et ses femmes qui ne leur veulent que du bien.

Mais William Booth tient bon. Son armée lutte contre la misère dans les  pays skandinaves, les Etats-Unis, plus tard  la France,  la Belgique,  l'Allemagne, sans oublier l'Afrique et l'Asie.
 La tâche est difficile mais l'Armée du Salut s'étoffe. Partout des havres de paix et de chaleur humaine sont ouverts. Booth est aidé efficacement par sa femme Catherine, dont le dynamisme est reconnu, même par ceux qui ne s'intéressent guère aux lépreux de la société.

Aujourd'hui le Quartier général se situe à Londres. Des "Ecoles de guerre" ont été créées, qui forment les "officiers" (pasteurs).
Un journal  est vendu dans les débits de boissons, restaurants, etc., et les bénéfices vont aux plus pauvres.

Les "officiers" sont au travail à plein temps, et rémunérés modestement, tandis que les "soldats" offrent quelques heures par semaine et aident dans  les asiles de nuits,  la distribution de nourriture. Les femmes battues, les anciennes prostituées, les couples en difficulté, les jeunes venant de milieux défavorisés et séjournant durant les vacan,ces dans des centres leur destinés, tous ceux là sont également aidés par les "officiers" et les "soldats".
 
Cette belle "armée" de la Charité existe dans plusde 80 pays. Elle compte plus ou moins 20.000 "officiers" et 3.000.000 "soldats".

Lorsque William Booth s'éteint en 1912, une foule immense suit le convoi funèbre, particulièrement des gens du peuple reconnaissants.

Pour terminer précisons que l'Armée du salut organise des cultes le dimanche, mais ne distribue pas de sacrements : baptême, communion. Lorsqu'un salutiste veut recevoir la  communion il se rend dans une église protestante pour ce faire.

Tout salutiste espère qu'un jour la justice s'établira, et que les gouvernements auront à coeur d'éliminer la pauvreté... Il est toujours permit de rêver, ce n'est pas taxé !

Il est facile de critiquer l'action des salutistes, mais allez le faire chez ceux qui reçoivent leur aide, ou qui sont redevenus des humains dans le plein sens du terme. Allez y  ! ! !

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Samedi 7 février 2009 6 07 /02 /Fév /2009 16:09
Les Helvètes vont donc se prononcer sur la libre circulartion des travailleurs européens. Oui, travailleurs, pas les millionaires qui ont toujours été les bienvenus au pays de Guillaume Tell. Mieux accueillis que les juifs fuyant le régime nazi, et qui étaient remis aux sbires de Hitler... Rappelez vous cette vieille chanson anarchiste "Ils ont les mains blanches, les mains maquillées...". Hélas, beaucoup de dirigeants suisses ont les mains "blanches".

Des affiches fleurissent un peu partout, montrant des corbeaux (les corbeaux : des charognards) s'attaquant à la Suisse ! Le parti de Blocher, protestant bon teint, proclame à grands cris que des pays comme le Roumanie et la Bulgarie sont sous-développés et hautement générateurs de criminalité.

Qu'il est beau ce pays dont les banques avaient accepté l'argent des juifs qui tentaient de se réfugier et qui, après avoir déposé leur argent, se voyaient   reconduits à la frontière avec l'Allemagne.
 L'argent resta dans les coffres sûrs des banques, juqu'au moment, il n'y a pas si loingtemps, où les descendan" blanches"  leur remettent les sommes déposées par leurs parents.

Les sondages ne prédisent rien de bon. Il est fort probable que les populistes xénophobes (c'est tout comme), gagneront la partie.

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En Belgique, "mon" pays, un individu répondant au nom de Rudy Aernoudt, a créé un parti situé à la droite de la droite :" Libéral et Démocrate" (tu parles Charles!), qui affirme qu'il faut s'opposer "au surplus de sécurité d'existence, de sécurité socale, de garanties de préavis, d'indexation automatique des salaires, aux syndicats, aux négociations collectives, aux fonctionnaires. (journal "La Libre" des 7/8 février).

Flamand, il veut dicter aux Wallons ce qu'ils doivent faire en matière sociale et linguistique. Il fait beaucoup parler de lui dans la presse francophone, et se cherche des alliés du côté du Mouvement Réformateur (libéral).

La Wallonie a décidé d'un "plan Marshal" qui vaut ce qu'il vaut mais qui déplait à Aernhoudt. Cependant il mérite qu'on tente de l'appliquer. Et puis, c'est l'affaire des Wallons, puisque la Belgique est régionnalisée. Se trouve-t-il un seul politique Wallon pour dire à la Flandre ce qu'elle doit faire ?

Le populisme, encore appelé  poujadisme, du nom de Pierre Poujade qui fit un tabac dans les années 1955 en France, est un danger pour la démocratie. Il est d'autant plus dangereux qu'il essaye de faire croire au peuple que la démagogie c'est l'écoute de la volonté populaire. Alors qu'il ne s'adresse qu'à 'la frange imbécile de la population, de ceux qui ont la haine de l'autre, du différent, du chômeur, des petites gens (ceux que Aernhoudt appelle "les assistés"). Voilà qui sont les populistes. Suisses ou belges.

Blocher - Aernhoudt - et consorts font le lit du fascisme en flattant une partie du peuple dans le sens du .poil. Ils doivent être combattus. Le répugnant animal refait surface depuis quelques années.

Démocrates, réagissez !  Ecoutez la voix de votre conscience. Elle doit être votre seul juge. Gardez vos mains blanches. Les vôtres ne sont pas maquillées...

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