Dans la série "les saints laïcs" : Louis, Auguste Blanqui

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Louis Auguste Blanqui (1805-1881), est l'auteur du slogan "Ni dieu ni maître", contrairement à ce que croient beaucoup de mes amis anarchistes.

Surnommé "l'enfermé", notre Homme  passa effectivement une grande partie de sa vie en prison.
Son activité révolutionnaire débuta sous la Restauration. Elle se termina avec... sa mort. Il est inhumé au Père Lachaise. Compagnons, amis de la liberté et de la cause prolétarienne, n'oubliez pas, si vous visitez ce cimetière, de déposer une rose rouge sur la tombe de celui dont la vie fut plus utile aux petites gens que celle de Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus et de la Sainte face !

Un blog comme celui-ci ne permet pas de relater tous les évènements de la vie de Blanqui. Aussi, j'ai choisis, à tort ou à raison, d'évoquer quelques moments de sa vie de révolutionnaire.
Tout d'abord, il fut membre d'une loge conspiratrice de Carbonari. Il lutta avec ses amis, et beaucoup d'autres, en 1827, dans des émeutes contre les exactions de la police parisienne. Ce fut la première, et pas la dernière, bataille à laquelle il participa. En effet, lors de la "révolution" de 1830,  il fut un combattant ardent et... déçu par le résultat de ce soulèvement : la montée sur le trône de Louis-Philippe, le "roi bourgeois", dont le parapluie et la tête en forme de poire Williams  firent la joie des carricaturistes.
Il décida alors de faire partie d'une association républicaine "Les Amis du Peuple". Arrêté il fit devant le tribunal une déclaration qui fit frémir le président du tribunal : C'est la profession de trente millions de français qui vivent de leur travail et qui sont privés de leurs droits politiques!  Cela lui valu d'être condamné par les magistrats à la solde des richards. Il est vrai qu'il n'avait pas dit que cela : Je suis accusé d'avoir dit au français, prolétaires comme moi, qu'ils avaient le droit de vivre... Droit qui, manifestement, était réservé aux bourgeois de lamesse d'onze d'heures.

Blanqui pensait que la solution première pour déclencher la révoklution était de créer des sociétés discrètes, regroupant les plus ardents parmi les amis des lépreux de la société d'alors (des lépreux il y en a encore de nos jours!). La "méthode" qu'il préconisait fit faillitte, certes, mais sa contribution aux idées de la  révolution prolétarienne fut immense néanmoins.

Il eut le triste occasion de dire, après les massacres de Rouen en 1848  rien ne leur a manqué, ni la mitraille, ni les boulets, nis les maisons démolies, ni l'état de siège, ni la férocité de la soldatesque, ni l'insulte aux morts des journaux, ces lâches adorateurs de la force! (...)  D'un côté , des bourgeois forcenés, poussant par derrière au carnage des soldats imbéciles qu'ils ont gorgé de vin et de haine, et de l'autre des malheureux ouvriers sans défense sous la balle et les baïonette des assassins!

Nous ne saurions évoquer toutes ces luttes, toutes ses condalmnations, tous ses séjours dans les culs de basse fosse...Faisons un saut dans le temps et lisons ce qu'il écrivit après la glorieuse Commune de Paris :  Ces hordes (les versaillais, de Thiers, le gnome sanglant, et la soldatesque de Bismarck) ont prétendus nous chatier de crimes imaginaires que leur convoitise et leur jalousie fabriquent à notre charge. Leur crime, à elles, retentit pas toute la terre. (...) Mais quand une horde se rue traîteusement  sur un peuple sans haine, criant qu'elle arrive avec mission divine de le détruire, ce peuple n'est-il pas en droit de lui répondre "C'est toi, race de brigand qui va périr?" (...- Tous les vengeurs de Dieu sont ds monstres. L'hypocrisie est leur première qualité, racine de toutes les autres. Voilà le moment de rappeler que les ouvriers furent massacrés par milliers dans Paris, ce y compris des enfants, et que "la Sein était rougie du sang des martyrs".

Louis Auguste Blanqui, parfait maçon s'il en fut jamais, travailla dans les loges suivantes : "Les Amis de la Vérité" et "Le temple de l'honneur français". Lors de ses funérailles la loge "Le Lien des Peuples" défila avec bannière, les frères porteurs de leur médaille méçonnique.

Dans de prochains articles nous évoquerons la mémoire de grands maçon(e)s : Louise Michel, la Vierge Rouge - et d'autres encore,  pour qui être maçon voulait dire vivre pour la Justice et le peuple !



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Jacques Cécius 30/09/2008 12:33

Mais oui, elle était en transes, chamaniques ou vaudouisantes.
PS français et belge, c'est, comme on le dit dans ma région piron pareille.

nicolas dupond 30/09/2008 09:04

Jacques,

Un excellent article.

Tu fais oeuvre d'une activité de culture populaire et militante, comme devraient le faire normalement les syndicats et les partis de gauche.

Je ne peux que t'en remercier.

Il est clair qu'on ne voit plus ça au PS Français. Ils doivent préférer les cours sur le fonctionnement de la bourse pour effectuer leurs placements (humour).

Vu la prestation de Ségolène Samedi (je ne sais pas si tu l'as vu en Belgique), ils devraient par contre bien s'entendre avec nos Frères Zozotériques. On l'aurait dit habitée, en pleine transe chamanique.

Jacques Cécius 27/09/2008 22:55

je me propose d'en dire un mot un jour.

piotr 27/09/2008 17:18

Intéressant ... j'avoue ne rien savoir du mouvement anarchiste ....