Vous avez dit colère ?

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La paupérisation grandit. Les plans gouvernementaux, mais les ministres y croient-ils eux-mêmes?, échouent les uns après les autres. Les usines délocalisent. En Belgique, tant le patronat (FEB) que les partis de droite, grognent et montrent les dents lorsqu'on évoque l'indexations des salaires. Les petites gens se nourrissent de plus en plus mal, la bonne nourriture atteignant parfois des prix astronomiques comme ce fu le cas, une bonne partie de cette année, pour les fruits et légumes. De nombreux pensionnés ne savent plus se soigner correctement...

Nos gouvernants ont bien joué, et les banques également, en engageant le populo à s'engluer dans le crédit, arrivant à faire croire que, pour être un humain digne de ce nom, il fallait s'encombrer d'un tas de choses inutiles, prendre des vacance à 5.000 kms, changer de voiture régulièrement, etc. Et les gens ont suivi les pubs qui rendent con. Maintenant ils sont dans la mouisse. Ils se réveillent avec la gueule de bois, se demandant ce qu'il vont faire pouren sortir.Pour ne pas être expulsés de leur appartement.  Non loin de ma datcha il y a un camping. Beaucoup de caravanes sont occupées à l'année par de pauvres hères ne pouvant payer le loyer d'un logement décent. Ah, bien sûr!, on va me rétorquer qu'ils n'avaient pas besoin d'écouter les sirènes de l'ultra-capitalisme. Mais lorsque la pub infâme devient un matraquage, il est bien difficile de résister. N'a-t-on pas vu des publicités dans des journaux de classe? Répugnant!

Aujourd'hui, en Belgique, journée de grèves. Tu parles ! Grève de 24 heures dans telle usine ou grande surface, grève d'une heure dans telles autres ! Avec de semblables mouvements de protestation les gouvernants sentent déja le frisson de la mort parcourir leur échine...
Il fut un temps où, lorsque les ouvriers du Borinage ou de la région liégeoise se mettaient en grève, les bourgeois restaient calfeutrés dans leur baraque, car ils savaient que dans la rue ce n'étaient pas des tendres qui défilaient. Aujourd'hui les manifs se font au son des jembés ou des fanfares carnavalesques. Le mot d'ordre des huiles syndicales : "Pas trop de vagues camarades!". 
Qu'on me comprenne bien, je ne prêche pas la violence systématique. Certes non. Mais tant que les gouvernants ne se rendront pas compte de ce que peut être la colère des travailleurs et des pensionnés, les ministres rigoleront. Et les patrons des multinationales itou.

Au début de la seconde guerre mondiale, il y eut, dans la région de Liège ce qui fut qualifé de"grêve des 100.000"! Au nez et à la barbe des allemands, qui étaient venus sans y être invités, les travailleurs ont manifesté, sous la houlette d'un homme qui jamais n'eut peur : le leader communiste Julien Lahaut, assassiné en 1950. Je suis d'autant plus à l'aise pour l'écrire que je ne suis pas communiste, même si des membres de ma famille le furent, et le payèrent cher.

Nous manquons d'une des plus grandes vertus LE COURAGE ! Nous grognons, nous gémissons et... nous nous délectons de Star Academy ou des performances de sportifs richissimes, dont certains résident à Monaco, tout en nous sirotant une bière bien fraîche, fabriquée par une usine délocalisée.

Des patrons incapables  ont reçu des "parachutes dorés". Réaction des français et belges moyens : "c'est honteux!" Oui, c'est honteux. Alors tel premier ministre, ou tel président de la République y va d'une déclaration matamoresque : "C'est fini!". Deux ou trois patrons déchus viennent de rentrer chez eux sans les dizaines de millions d' € qu'ils attendaient. Mais soyons assurés qu'on leur trouvera un emploi, et pas n'importe lequel. Ministre par exemple. En Belgique, un de ces patrons l'est devenu !!!

Bien ! J'en reste là et je pars en grêve...


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Jacques Cécius 08/10/2008 14:38

En réalité, jen'en suis pas sûr...

piotr 08/10/2008 12:03

Tu es optimiste, Jacques, très optimiste ....ils se rendront compte ....tu crois ??????

Jacques Cécius 07/10/2008 09:14

Pour ma part cher Nicolas, je regrette, le temps des mes grands-parents. Certes tout n'était pas rose, et, notamment, la médecine n'était guère aussi avancée qu'aujourd'hui, mais quelle combativité ! Je me souviens des grêves contre le roi Léopold III aui, peu avant le déclenchement des hostilités, en 1939, avait fait pointer les canons belges vers... la France ! J'ai participé aux grandes grèves de 1960-1961 et aux manifs parfois violentes. J'ai soutenu Mai 68. Mais déja, en 68 les travailleurs n'avaient plus la même combativité. Attendons que leur pouvoir d'achat diminue jusqu'à ce qu'ils ne puissent plus bouffer normalement, se chauffer, se soigner, et ils se rendront compte que les puissants les roulent dans la farine!

nicolas dupond 06/10/2008 14:40

Une analyse lucide de la situation.

Tant que les possédants n'auront pas un minimum peur, ils riront (comme tu le dis ici).

Il ne faut pas forcément une vraie révolution. Une simple démonstration de force avec un peu de casse peut suffire (comme dans les grèves d'antan).

Mais le citoyen est de plus en plus faible de caractère (préférant lécher les C....... des petits chefs que de leur envoyer un direct comme les sidérurgistes et les mineurs d'avant) et lobotomisé il me semble.

Tant qu'ils s'imaginent aussi riche que les nantis en vivant à crédit (même s'il rejoindra un jour tes voisins au camping)(...)Combien de salariés moyens gagnant autour de 2500 € roulent en mercos ML à crédit?

C'est une bonne question à se poser et la réponse est à analyser.

On comprendra mieux le fonctionnement de la société contemporaine. Le temps de nos pères et grands pères est à regretter.