Sur la mort. Auteur Jo Gérard

Publié le

Je rentre du funérarium, où j'ai rendu visite à a famille d'une jeune femme décédée et que je connaissais...

Vous ne m'en voudrez pas si je me contente, aujourd'hui de reproduire ces quelques lignes d'un auteur catholique, Jo Gérard :

Tous dans le même bain : riches ou pauvres, Blancs, Jaunes, Noirs, pédés, putains, carmélites, gourous, pape ou libertins. Tous dans le même bain. Ses dimensions ? La longueur d'une existence. Et qui débouche sur quoi ? Paradis, enfer, néant, réincarnation, on n'a rien imaginé d'autre, à ma connaissance.
Ces quatre hypothèses sont rigoureusement invérifiables par la raison et par la science. Elles appartiennent au domaine de la foi. Celle-ci, on l'a ou non. Si on la possède on est relativement tranquille. On connais "le code de la route". En s'y conformant, on arrivera au ciel ou dans le corps d'un sage. Mais si on n'a pas respecté le code du sacré, on risque l'enfer, en Occident, la réincarnation sous la peau d'un porc en Inde.

La foi nous assure une sécurité :celle de savoir exactement où, quant et comment on transgresse le code et comment éviter le pire, grâce à la confession, de Touring Secours du chrétien.
Ces considérations, très shématiques, trop sans doute, m'évitent de m'égarer dans les méandres des philosophies, des théologies, des doctrines et des mystiques. (...).

J'ai rencontré des saints laïques parmi les frères trois-points, et d'affreux petits carriéristes (...).
Qu'on partage ou non leurs opinions, des personnalités de l'envergure d'une Isabelle Gatti de Gamond, d'un Théodore Verhaegen, d'un Charles Buls, d'un Goblet d'Alviella forcent le respect et mieux encore : l'estime. (...).

Et ce jésuite, le R.P. Macau, mon professeur de réthorique qui m'apprit à aimer ceux qui n'ont ni mes idées ni ma fragile et anxieuse espérance, encore qu'elle rejoigne la leur par son exigence de vérité et par son allergie au ridicule des tabous, aux horreus ubuesques du fanatisme, à tous les bûchers où l'on croyait qu'il suffisait de brûler les cathares pour sauver la chrétienté, alors qu'ainsi on la perdait dansles flammes d'un orgueil luciférien.
Celui de tous ceux qui pousse l'outrecuidance jusqu'à juger autrui du haut de la perfection qu'ils s'attribuent.

L'auteur est décédé. Maintenant il sait... Quant à moi je suis entré dans l'hiver de la vie. Je crois, c'est à dire que je n'ai aucune certitude. Je crois...

Adieu Fabienne ...

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Jacques Cécius 08/11/2008 12:23

Tu as bien fait Piotr...
C'est flatteur pour moi.

piotr 07/11/2008 18:58

Question de point de vue .... hiver de la vie ou âge d'or .... ?????

Piotr
( j'ai honteusement fait un copier coller de cet article sur le blog des quakers .....)