La rebellion camisarde

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Longtemps en France la majorité des protestants se réclamaient du calvinisme. Les choses sont en train de changer, lentement mais sûrement, en raison du succès remporté par les protestan ts évangéliques, notamment et surtout, pentecôtistes.


Dès l'arrivée dans le roiyaume de France des idées de Luther, les persécutions furent organisées, pour extirper "l'hérésie". La Sorbonne l'avait condamnée, et le premier martyr qui monta sur le bucher fut un moine converti, Jean Valière, et ce en 1523 à Paris. D'autres "crémations" suivirent, ce qui eu pour effet d'augmenter le nombre de rebelles. Rebelles aux yeux de Rome et du Roy bien entendu.


Jean Calvin, d'abord séduit par le luthéranisme, modifia quelque peu ses idées, en y introduisant la doctrine paulinienne et augustinienne de la prédestination. Chaque être, selon cette doctrine, est destiné à l'avance à jouir du bonheur éternel après sa mort, ou à ne pas être sauvé, selon le bon plaisir de Dieu. La prédestination a évolué largement, et aujourd'hui la plupart des adeptes de la prédestination affirment qu'elle consiste en fait en ceci : Dieu sait par avance, qui sera sauvé par la foi, et qui repoussera celle-ci.


Réfugié à Genêve Calvin condamna le roi François Ier qui, d'abord assez tolérant, se montra intransigeant, de la faute, il faut bien le dire, de huguenots (surnom donné au calvinistes), qui avaient fait apposer des "placards" condamnant la messe et les "superstitions" catholiques, jusqu'à sur la porte de la chambre de Sa Majesté ! Provocation qui ne pouvait manquer d'attirer les foudres du monarque.


Les persécutions ne firent qu'augmenter le nombre de rebelles calvinistes, et une Eglise fut  formée, clandestinement, à Paris, en 1555. Le premier Synode national dit "colloque de Poissy" eut lieu en 1561.


Très vite les "hérétiques" se virent interdire le droit de réunion, de célébration du culte par conséquent, l'inhumation en "terre bénie".

Ce fut le début des guerres de religion qui firent couler le sang (comme généralement le font touts les  guerres !) durantdes décennies et des décennies.

Les massacres de la Saint Barthélemy, à Paris en 1572, furent une abominable boucherie : hommes, femmes, enfants furent massacrés par l'épée, la cordre ou la noyade dans la Seine.


Ces abominations prirent fin avec l'arrivée sur le trône de Henrri IV, huguenot converti au catholicisme ("Sire, Paris vaut bien une messe"). L'Edit de Nantes fut promulgué, qui accordait aux réformés la liberté de célébrer le culte dans des endroits bien précis, mais qui leur donnait aussi quelques places militaires.


Sous Louis XIII la guerre reprit. les places fortes huguenote furent enlevées, mais la liberté religieuse ne fut pas abolie.

Plus intolérant l'odieux Louis XIV fit révoquer l'Edit de Nantes, et décida que les réformés devaient se convertir. Ce fut la reprises des persécutions, dont les ignobles dragonades : la soldatesque pénétrait dans les maisons des huguenots, s'y installait, pillait, torturait quelque fois, jusqu'à obtenir assez souvent la conversion. Aux récalcitrants on enlevait les enfants pour qu'ils soient élevés dans la "Sainte Eglise romaine", les hommes étaientle plus souvent envoyés aux galères, les femmes enfermées.


Dans la région des Cévennes les "durs à cuire" se révoltèrent, et formèrent l'armée des camisards, nom donné par le fait qu'ils se vêtaient souvent de chemise blanches.

Sans autres armes que quelques fusils, des fourches, des faux dont ils faisaient des lances, ils résitèrent victorieusement aux armées royales de 1702 à 1704.


Sous la direction de Jean Cavalier, un aide boulanger, les camisards menaient une guerrede guérilla en montagne, contre des soldats mal préparés, et non habitué à ce genre de bataille.

Le maréchal de Villars et ses dragons parvinrent néanmoins à obliger Cavalier à signer une trêve. La chose faite la lutte repris pour peu de temps, et les vaillants combattants de la liberté religieuse furent vaincus en 1705. Jean Cavalier parvint à s'enfuir à Londres où il s'engegea dans l'armée; Plus tard il devint gouverneur de l'île de Jersey.


Des huguenots récalcitrants à la conversion trouvèrent refuge à Londres, et y formèrent des conventicules. Au sein de ceux-ci (le phénomène avait débuté dans les Cévennes), des hommes, mais surtout des femmes, "reçurent" le don de prophétie. Ils entraient en transes et annonçaient les maheurs qui allaient s'abattre sur Babylone la grande (Rome).

Dans qulques endroit des Cévennes, après la pacification (sic) les mêmes phénomènes continuèrent à se produire, comme au temps des combats.


Malgré les persécutions, les dragonades, les Cévennes sont restées en bonne partie protestantes. Les descendants des vaillants camisards ont bâti des temples, créè souvent des cimetières familiaux. Ils vivent aujourd'hui leur foi, souvent d'une manière libérale dans les hautes Cévennes, et plus évangélique dans la plaine.


Chaque année l'Eglise Réformée de France organise une journée, surnommée "du Désert", avec un thème bien précis, et célèbrent le culte en plein air.


Les camisards furent l'honneur du protestantisme français, et nombreux, durant la dernière guerre, furent les maquisards qui sebattirent dans "Les Saintes montagnes".





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Jacques Cécius 04/12/2008 14:17

Merci Guy, et à plus !

levy 28/11/2008 09:07

bonjour jacquou ca y est j'ai retrouvé ton blog grace aux quaker leur blog et ton intervention et me suis inscrit a ta news a + guy ton frere

Jacques Cécius 27/11/2008 16:03

Hélas mes moyens ne me permettent pas de voyager. Ma santé non plus.
Mais je lis Réforme, et j'ai lu un reportage sur le Musée du désert et du Refuge.

maurice 27/11/2008 12:18

Si pendant vos vacances vous êtes dans les cévennes, aller visiter le" Musée du Désert " dans la maison natale du chef camisard Rolland, située au coeur d'un hameau cévenol.
Lieu dit: Le Mas Soubeyran 30140 Mialet