Le jansénisme : dans la fidélité à St Paul et St Augustin

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Le lecteur impartial des Epitres de St Paul ne saurait nier que celui-ci pensait que Dieu prédestinait des humains au salut, et d'autres à la "être jetés dans l'étang de soufre et de feu qui ne s'éteint jamais".  Voir l' Epitre aux Ephésiens, entre-autres : il nous a prédestiné à être ses enfants . Mis aussi le livre des Actes (auteur Luc?) : ceux qui étaient destinés  à la vie crurent.  On comprend que feu le frère Léo Campion ait écrit un poème "Dieu n'est pas sympathique".


L'idée de la prédestination fut reprise par St Augustin, plus tard par Calvin, mais également par Corneille Jansen, dit Jansenius (1585-1638).


Né en Hollande Jansenius, lors d'un séjour en France, fit la connaissance d'un prêtre, l'abbé de Saint-Cyran, Jean de Hauranne
, qui eutsur lui une grande influence . Il commença alors à écrire son ouvrage litigieux aux yeux de Rome "L'Augustinus", qui, du fait que l'auteur se rendait compte qu'il aurait quelques ennuis, ne fut publié qu'après sa mort. On peut être courageux sans être téméraire...

Jansenius rentra à Louvain où il enseigna l'Ecriture sainte avant d'être consacré évêque d'Ypres.

C'est en 1640 que parut "L'Augustinus" qui contenait des idées manifestement en opposition avec celles que Rome autorisait. Jansenius critiquait les Pères de l'Eglise, à l'exception d'Augustin bien entendu, les "collègues" de celui-ci n'ayant, selon l'évêque d'Ypres, rien compris à son enseignement.

En 1642 première condamnation par le pape Urbain VIII. Condamnation également par la Sorbonne, malgré les efforts de quelques théologiens, aujourd'hui bien oubliés, pour défendre "L'Augustinus".

En 1653, condamnation définitive et sans appel par le Saint Siège.
Ce qui heurtait particulièremeent le pape, et singulièrement les jésuites, c'était la proposition selon laquelle le Christ n'était pas mort pour tous les hommes. Pour Jansenius il était mort pour les prédestinés seulement. On peut se poser la question : s'il y avaient des humains prédestinés, avaient-ils besoin de la mort du Christ sur la croix, puisqu'ils étaient de toute manière sauvés ?

Autre "erreur" selon l'Eglise, le fait que l'homme est soumis au fait que Dieu lui donne ou non sa grâce, et que ne sont sauvés que les prédestinés au salut. Les autres devant finiren enfer.

Saint-Cyran avait fait publier "L'Augustinus" et en avait assuré la diffusion. Dès ce moment de nombreux ecclésiastiques, de nones, de laïques, avaient été séduits par la doctrine de Jansenius.  Pascal entre-autres, mais aussi Arnaud, Nicole et autres penseurs.

Un monastère, Port Royal, devint, en quelque sorte, l'endroit de raliement des jansénistes qui tinrent un moment le haut du pavé.

Arnaud, surnommé "Le grand Arnaud", prit la succession de Saint-Cyran lorsque celui-ci, comme tout un chacun, décéda. Sous sa houlette il fut décidé d'accepter la condamnationde Rome, car, disaient les jansénistes, le pape n'avait pas bien compris le vrai sens de "L'Augustinus" !  Dès lors la doctrine s'étendit plus encore, malgré les efforts de jésuites pour la contrer.

Le pape, en 1661, condamna à nouveau le jansénisme. Cette condamnation fut enregistrée par le Parlement de Paris, et donc d'application. Le "roi soleil" ordonna l'obéissance au pape, sous peine de condamnation par le bras séculier. Nombreux furent les prêtres, les prélats, les religieuses, qui refusèrentr courageusement de se soumettre.
Le pape Clément IX décida d'accepter une trêve, la "Paix de Clément". Mécontement de Louis XIV, qui décida malgré tout de faire taire les "hérétiques" qui en grand nombre s'enfuirent en Hollande, ou existait  une Eglise janséniste qui se ralliera plus tard à l'Eglise vieille catholqiue.

En 1702 quarante docteurs de la Sorbonne déclarèrent que ceux qui restaient jansénistes, tout en n'en répandant pas les idées pouvaientavoir accès au sacrement de pénitence. Les jésuites fulminèrent, et obtinrent du pape Clémen XI une bulle condamnant ce silence dit respectueux.

En 1694 meutr le "grand Arnaud", et lui succède Pasquier Quesnel, oratorien réffugié à Mons, dans l'actuelle picardie belge, et par la suite à Amsterdam. Il publia les "Réflexions morales", ouvrage lui aussi condamné en 1713.

Dès lors, en France, le jansénisme fut victime de défections plus grande encore qu'auparavant, lorsque les adeptes se réfugièrent en Hollande. Les moniales de Port-Royal avaient déjà été  dispersées, en 1709,  dans d'autres monastères. Les jésuites avaient triomphé !

Rien ne subsiste aujourd'hui du jansénisme, malgré les "grands"  qui y adhérèrent, nous avons cité Pascal, mais il faut égelement citer Le Maistre de Saci, la Mère Angélique de Port-Royal, et d'autres encore. D'après certains auteurs le curé d'Ars aurait professé des idées proches du jansénisme.



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Jacques Cécius 22/12/2008 18:00

Levy.
d'après ce que j'ai appris la réconciliation est survenue entre JC Barbier et toi.
J'en suis heureux.

levy 15/12/2008 16:03

desole mais par imprudence j'ai donne les codes secrets a j c b de notre blog et bien il m' a retiré de fondateur et moderateur donc on ne peux plus rien faire il va filtreer tout ce qui rentre amities cher jacques

Jacques Cécius 13/12/2008 20:26

je suis d'accord d'aider qui le désire...

que veux-tu ?

levy 12/12/2008 20:39

je connais aussi les vieux catholiques ils sont tres en lien avec les anglicans amities guy

levy 12/12/2008 20:38

je te demande jacques de nous aider pour notre blog et pour son fonctionnement j c barbier fait ce qu'il veut avec tous les blogs et ne nous a jamais aidé alors avis a toutes et tous guy