Spectacle répugnant !

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Paisiblement je regardais, hier soir,  le journal télévisé d'A2.

Lorsque soudain apparurent les images d'une chasse à cour, encore appelée "art de la vènerie" (sic). Le cerf poursuivit s'était réfugié dans un jardin privé dont les propriétaires étaient absents.

Rage des nobliaux et de leurs esclaves, encore appelés piqueurs (on dit "piqueu") dans le jargon imbécile des adeptes de ce genre de chasse crapuleuse.

Au mépris de la propriété d'autrui, ils entrèrent dans le grand jardin et massacrèrent l'animal à coups de dagues. Ces sadiques appellent cela "servir" la bête ! Beau service rendu en effet.
Le spectacle devait être moins répugnant lorsque les sans-culottes promenaient la tête d'un aristo au bout d'un pique. Le cerf, lui, ne causa jamais de tort à personne, les aristos exploitèrent le peuple, jusqu'au moment où celui-ci se souleva, prit la Bastille,  en libéra les deux derniers prisonniers avant que de se libérer lui-même. Pas pour longtemps hélas...

Les voisins, pour en revenir au massacre du cerf qui  faisait face fièrement, étaient choqués, scandalisés. Et ce ne sont pas les propos hypocritement paisibles d'un des organisateurs de la boucherie qui calmèrent l'indignation des braves gens.

Les propriétaires avertis ont signalé qu'ils déposeraient plainte. Les "chasseurs" ont rétorqué qu'ils n'auraient pu demander l'autorisation  de pénétrer chez eux puiqu'ils étaient absents. Cela est d'une logique incontestable. Mais ils se seraient grandis en ouvrant la barrière à la pauvre bête et en la libérant. Mais la grandeur ne fait pas partie de la morale bien particulière des adeptes de ce mode de chasse qui devrait être interdit depuis longtemps.

Sous la présidence de François Mitterand, le ministre Alain Bombard avait préparé un projet de loi en ce sens. Devant les protestations des "courreurs" il dû le retirer .Mitterand avait fait son choix : entre la cruauté et la bonté envers nos "frères inférieurs" ( ? ) que sont les animaux, il fit le choix des premiers...  N'st pas Saint François d'Assise qui veut !

Je suis de ces imbéciles sensibles qui n'aiment pas voir souffrir un humain ou un animal.  La corrida aussi me débecte.

Je ne nie pas l'utilité de la chasse à balles, car on ne peut, dans l'intéret même des animaux sauvages, les laisser pulluler. Les maladies auraient alors raison  des ces bêtes épargnées par la chasse. Il faut réguler, on l'a dit cent fois avec raison, les populations de cervidés, sangliers, renards, etc... De là à les chasser d'une manière barbare il y a un monde.

Je suis loin d'être riche, mais je parie les deux € qui se trouvent sur mon livret d'épargne, Dieu merci pas à la Fortis,  que les petits braconiers qui tuent deux ou trois lapins chaque année (j'ai bien écris "petits") continueront à être condamnés, tandis que les salauds qui poursuivent une bête durant des heures sans la moindre pitié, pourront, avec la bénédiction des autorités, continuer à "s'amuser" de manière sadique et indigne d'êtres humains.
Selon que vous serez puissant ou misérable...

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nicolas dupond 16/12/2008 08:43

Salut Jacques,

J'ai vu aussi ce reportage.

Ca m'a fait pensé à l'ancien régime quand les chasseurs à courre ravageaient les champs des "pauvres manants".

A titre personnel, à la place du proprio, je déposerai plainte pour violation de ma propriété. On n'est plus sous l'ancien régime.

Sans compter que la meute a du ravager sa pelouse. Moi, j'en demenderais le remboursement.

Flupke 15/12/2008 16:54

En France il y a eu la même chose, et ce n'est pas la première fois dans le département de l'Aisne !
http://www.lepost.fr/article/2008/12/14/1356929_un-proprietaire-scandalise-qu-un-cerf-soit-tue-sur-son-terrain.html
Je ne sais pas qu'elle serait la réaction de ses messieurs si d'autres associations venaient dans leurs propriétés pour s'y livrer à leurs passions diverses et très variées des joueurs de boule aux frangins en passant par les adeptes des tambours du Bronx!
Je suis persuadé qu'ils feraient appel à la force publique et que cette fois cette dernière serait présente.

Jacques Cécius 15/12/2008 16:14

J'ai bien préciser que je ne suis pas anti-chasse. J'en ai défendu l'utilité. Mais la chasse qui consiste à fatiguer une bête jusqu'au moment où un être bestial, valet servile d'un noble qui quelques heures plus tard fêtera, aviné, l'exécution du cerf, le "servira" (tu parles !), cette chasse là est indigne du XXIe siècle. Quel noble plaisir que de faire souffrir un animal !
Ah les tristes sires, barons, comtes, et autres petits "de" comme "de la Tronche Lubrique"...

Un Veneur 15/12/2008 15:36

La Tradition de la grande vénerie remonte à des temps immémoriaux, où l'arrivée de troupeaux beuglants aux abattoirs n'existait pas encore. Certes, il y a de mauvais veneurs, de mauvais bouchers, de mauvais transporteurs d'animaux, et des anti-chasse qui dégutent un cuissot de chevreuil à Noël !

Jacques Cécius 15/12/2008 13:13

A vrai dire je ne me fais que peu d'illusions...
La noblesse, même parfois dégénérée, a encore ses entrées dans les coulisses du pouvoir, et celui-ci saura protéger les salauds qui ont commis cet acte répugnant. Il est plus facile de poursuivre un gars ayant été pris avec 7 ou 8 gr. d'herbe...