Un exemple pour tous les hommes : Socrate

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A sa manière, la bonne peut-être, Socrate fut un rebelle. Un rebelle doux, qui rêvait de bonheur pour tous, tout en se méfiant de la démocratie qui, comme l'a dit quelqu'un "est la domination de la majorité sur la minorité". Encore qu'elle soit le moins mauvais des régimes.
Edouard Herriot, leader du Parti radical, disait d'elle c'est une bonne fille mais il faut lui faire l'amour chaque jour...

Ce ne serait pas mentir que d'affirmer qu'il reste un des personnages les plus connus de l'histoire d'Athènes. Certes non. Sa mort, dont nous reparlerons, fut un réel exemple de stoïcisme, d'acceptation de son sort.

Il naquit vers
dans le dernier quart du Ve siècle avant notre ère. Il connut Péricles qui, lui, fut le grand défenseur de la démocratie athénienne, et dû ferrailler avec lui sur ce sujet, mais de manière toute pacifique.

Aucun écrit de Socrate, pour autant qu'il ait jamais écrit quelque chose, ne nous est parvenu. Nous devons donc nous fier aux témoignages de ses disciples Platon et Xénophon. Sur ce point, Socrate est semblable à Jésus qui n'écrivit jamais rien, et au sujet duquel nous devons consulter les Evangiles pour en connaître quelque chose, mais avec bon sens et tout en gardant la tête froide.

Il était d'origine modeste, fils, dit-on, d'un sculpteur et d' une sage-femme laquelle fut probablement aussi une femme sage. Ses origines il ne les renia jamais. Bien au contraire il n'eut que mépris pour les richesses qui font courir tant d'humains, et sont la cause de tant de conflits, même s'il ne choisit pas de vivre dans un tonneau comme le fit Dyogène.

Son géniteur aurait voulu qu'il reprenne son "fond de commerce", mais il préféra s'intéresser à la philosophie et à la politique. Pour ce faire il fréquenta tôt les milieux intellectuels athéniens . Il connut et écouta Anaxagiore de Clazomènes, Protagoras, Hippias et d'autres qui s'étaient donnés pour but d'enseigner les habitant d'Athènes.

Protagoras et Hippias, les sophistes,  faisaient payer leurs "cours", ce que n'appréciait pas Socrate. Aussi il prit la décision de ne pas enseigner, mais de parcourir les rues, ruelles et venelles athénienes, s'instruisant lui-même en même qu'il instruisait les autres.

Socrate n'était pas orgueilleux mais réaliste. Il mesurait les dégats faits par l'ignorance. Pacifique, comme nous l'avons écrit ci-avant, il enseignait qu'il valait mieux subir l'injustice que de la faire subir aux autres !

Parmi ceux qui l'admiraient et ne perdaient pas un mot de ce qu'il  disait, figurait le populaire Alcibiade. D'autres  allaient devenir des soutients efficaces de ce que l'on a appelé la deuxième révolution oligarchique, fille de la défaite des athéniens en 404. Les partisans de l'oligarchie, comme on le sait, voulaient que le pouvoir soit réservé à un petit nombre d'hommes instruits. Il y eut deux tentatives d'imposer un régime oligarchiques mais elles firent long feu, et finalement la démocratie l'emporta.
Socrate pensait comme les oligarques, certes, mais ne prêchait pas la dictature qui tenta si, souvent les grecs, ce y compris jusqu'à l'époque moderne. Souvenons nous de la dictature des colonels en plein XXe siècle.

Après la défaite politique de oligarques, et l'instauration de la démocratie, les haines accumulées contre Socrate allaient se déchaîner.
Un mauvais procès lui fut intenté. Il était accusé de vouloir corrompre la jeunesse athénienne et d'introduire des dieux nouveaux, quand ce n'était pas d'être athée. La mauvaise foi de ses accusateurs était manifeste. En fait ils ne pouvaient lui pardonner son amitié pour les oligarques. Lorsqu'on veux battre un caniche on trouve toujours un bâton !

Les deux futurs commentateurs  de sa pensée, Platon et Xénophon exagérèrent-ils en le présentant comme un ennemis forcené de la démocratie?  C'estplus que probable. La démocratie il ne l'appréciait pas, mais jamais il n'eut de haine envers elle. En tout cas, rien ne le prouve. Simplement il s'en méfiait, ou, plus exactement ne pouvait accepter que des incapables soient associés au pouvoir.  Que dirait-il aujourd'hui ?

Il fut un  homme indépendant : lorsque les oligarques règnaient en maîtres il refusa de hurler avec les loups, lors de l'arrestation d'un innocent. Ce qui ne le rendit pas sympathique aux maîtres d'un régime dont il était pourtant partisan. Il se tint dès lors éloigné de la ;politique.

Il fut jugé pour les raisons déja indiquées : corruption de la jeunesse et introduction de nouveaux dieux. Il fut condamné à mort et accueilli le verdict avec un courage admirable.
Ses disciples le préssaient de fuir tant qu'il était encore temps, mais il refusa, car il était  respectueux des lois en vigueur, et donc du verdict !
Il but donc la cigüe devant ses disciples assemblés, les encourageant à ne pas se laisser aller au chagrin.
Il demanda à ses amis de ne point oublier de payer le coq qu'il avait, probablement, fait sacrifier au dieu de la médecine...

Ainsi disparu un  homme. Un vrai...



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piotr 20/12/2008 12:05

Coucou tout le monde !

Socrate est un des fondateurs du monisme !

La métaphysique est la science et la théorie de ce qui est au-delà des choses physiques, des objets empiriques, de la Nature. En grec " Meta ta phusica " signifie ce qui est au-delà où au-dessus des éléments de la nature.On distingue généralement deux grandes parties dans la métaphysique :

A-La métaphysique générale qui a pour objet le discours sur l'être c'est-à-dire sur l'ensemble des choses dont on peut dire quelles sont. Ce type de métaphysique coïncide avec ce que l'on nomme l'ontologie (du grec ontos qui signifie " l'étant qui est " et logos qui signifie le discours).
Les philosophes grecs Parménide, Héraclite, Platon et Aristote ont accordé une part non négligeable de leur réflexion à ce domaine de pensée. Au vingtième siècle Heidegger mais aussi Sartre l'ont considérablement renouvelé.

B-La métaphysique spéciale dont le sujet porte essentiellement sur les trois thèmes suivants : Dieu, l'âme et le Monde. Cette partie de la métaphysique s'interroge sur les preuves qu'il est possible de donner de l'existence de Dieu, sur la question de savoir si l'âme est immortelle ainsi que sur la structure du monde.

piotr