La réforme radicale : l'anabaptisme

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Déja à l'époque de Luther des réformateurs, tels Zwingli (1498-4526), le plus connu, sélevèrent contre le baptême des enfants, estimant qu'il n'avait aucune valeur, car ceux-ci ne faisaient pas le choix du "dire oui à Dieu".

Mais ils ne se contentaient pas de ce "péché" aux yeux des des pédobaptistes. En effet, ils s'élevaint contre la collusion Etat-Eglise, mécontentant ainsi les princes luthériens et, comme on s'en doute, l'Eglise romaine.

C'est ainsi que les diverses tendances de l'anabaptisme, non-violente, millénariste, etc., furent combattues avec la plus grande vigueur par les adeptes de Luther et ceux du pape. Dans la plupart des pays catholiques l'anabaptisme en tant que doctrine valait la peine de mort, alors que, parfois, les luthériens étaient poursuivis avec moins de haine et que, dans de rares cas, ils étaient plus ou moins tolérés. Il en alla de même pour le calvinisme.

L'anabaptisme hollandais se caractérisait par un millénarisme délirant et violent qui donna le meilleur (sic) de lui-même dans "le Royaume de Münster", une  théocratie impitoyable pour ses adversaires.
En Suisse, il fut bibliciste et non-violent, suivant ainsi la "Confession de Scleiteim", charte écrite en 1527.
Avec Jakob Hutter il adoptera une forme communautaire, qui existe encore aux Etats-Unis, les huttériens.

Poursuivis par la hargne des autres Eglises, comme indiqué ci-avant, les anabaptistes furent mis à mort par milliers, ou obligé de s'exiler.

Un de ses dirigeants les plus connus fut le prêtre défroqué Menno Simons (1496-1561).  Les anabaptistes qui le suivaient étaient appelés mennonites.

Menno Simons, qui avait été horrifié par les persécutions subies par les anabaptistes s'était mis à étudier leur doctrine, qu'il trouva juste. Il quitta donc l'Eglise de Rome et se convertit. La chose faite il se mit en route, malgré son infirmité ( il claudiquait ), prêchant et rebaptisant, en Allemagne et en Hollande.

Désaprouvant le délire des millénaristes de Münster, il exigeait de ceux qui le suivaient une non-violence absolue, toujours observée par les modernes mennonites qui sont environ 900.000 dans le monde, selon le dernier recensement.

Déja durant sa vie Simons fut confronté au problème de l'excommunication, exigée d'une partie de ses adeptes, envers les tièdes comme les violents.

Un des partisans de l'exclusion des "désobéissants", fut l'évêque Jacob Amman (1644-17??), qui prêchait tant en Suisse qu'en Alsace. Son intransigeance était totale quant à la non-violence, allant jusqu'à interdire le port de la moustache qui était alors très prisé des militaires ! Il interdisait aux fidèles d'exercer une fonction publique. Ces derniers devaient se vêtir sobrement et porter la barbe, le fait de se raser étant considéré comme une forme de coquetterie.

Vers le milieu du XIXe siècle, ces mennonites purs et durs, désormais appelés amishs, émigrèrent pour la plupart aux Etats-Unis, où il fondèrent des communautés séparées du monde.
Les amishs parlent l'ancien allemand, que se soit entre eux où durant les services religieux qui sont célébrées un dimanche sur deux.

Nos amishs refusent le confort moderne, l'électricité, les voitures, tracteurs, etc... Les membres du Vieil Ordre amish circulent donc à bord de voitures tirées par un cheval, animal qui compte beaucoup pour eux puisqu'il sert également au labour et autres travaux de la ferme.

Les hommes portent le chapeau en paille ou en tissus et, pour le culte, en feutre noir. Les habits se ferment au moyen de bouts de bois, comme ceux employés pour les "duffel-coats" , le bouton étant considéré comme un luxe non chrétien. Les femmes sont vêtuest de longues robes, et portent une coiffe semblable à celle d'il y a deux siècles.

Les jeunes amishs, lorsqu'il atteignent la grande adolescence sont envoyés dans le monde, afin d'éprouver leur foi. On pourrait croire qu'ils en profitent pour fuir le milieu dans lequel ils ont vécu jusque là. Il n'en n'est rien ! Il faut dire que la pression est forte car, en cas de reniement, ils sont excommuniés par la communauté et rejettés par leur famille.

Depuis quelques décennies deux mouvements amishs dissidents ont vu le jour, qui autorisent l'usage des voitures pour le transport des marchandises, mais nullement pour la promenade. La télévision et la radio restent interditent.
Ces mouvements restent minoritaires chez les amishs. Ils envoient des missionnaires dans d'autres pays, mais l'évangélisation n'obtient pas un grand succès. En Belgique une communauté s'était établie en Flandre, mais elle a cessé d'exister il y a une dizaine d'années.

A côté des amish, existent également des communautés mennonites conservatrices et des communautés huttériennes, dont les moeurs sont semblables, vêture mise à part. Les différences portent sur des points de détail.

En Europe on ne connait pas de communautés mennonites conservatrices. Les adeptes sont considérés, et se considèrent,  comme des protestants évangéliques non-violents. Ils vivent dans le monde et ne se distinguent que par une grande méfiance envers les distractions d'aujourd'hui.





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Jacques cécius 12/02/2009 12:36

Merci Piotr !

piotr 11/02/2009 15:32

pour ceux que cela intéresse ... sur notre site

http://www.cyberquebec.ca/theologie/
sur les traces des quakers ... l'historique de tous ces mouvements que Jacques nous décrit !

piotr