Et quid de la Belgique ?
Le vôte négatif des actionnaires de Fortis, hier, place le ministre des Finances, Didier Reynders, dans une sale position.
A l'occasion de la saga (de la déglingue?) de Fortis, et du refus du plan concocté par le gouvernement, ressurgissent les problèmes communautaires.
La Flandre, majoritairement à droite et à l'extrême-droite, la Flandre arrogante, profite de l'occasion pour s'en prendre au mlinistre et, à travers lui, à la Wallonie.
Mais je ne vais pas évoquer les manoeuvres flamandes à l'encontre de Didier Reynders. Non, mais bien, et brièvement, l'avenir de la Belgique.
Primo : la Belgique a-t-elle encore un avenir ? Je ne le pense pas. Elle a été artificiellement créée en accollant deux nations, la flamande et la Wallone que tout séparait, et notamment la langue.
Très tôt les problèmes sont apparus. En 1913 un des leaders socialistes, Jules Destrée, y est allé d'une lettre au Roi Albert I Sire, il n'y a pas de belges ! La guerre mit provisoirement le problème au placard.
Entre les deux guerres, le Mouvement frontiste, le Vlaams national verbond, et le Verdinaso première mouture, rallumèrent la mèche. Les deux premiers obtinrent des élus au Parlement. Beaucoup de ses militants collaborèrent avec l'occupant, comme le fit d'ailleurs Degrelle et son mouvement, Rex, en Wallonie.
La guerre terminée, les flaminguants la jouèrent calme. Mais pas pour longtemps.
Lors de l'affaire royale la Flandre vota majoritairement pour le retour de son exil doré de Léopold III, les Wallons, votèrent non. La Belgique avait voté"oui" àune courte majorité et grâce aux flamands.
Léopold III revint, soutenu par las Fladre et les cléricaux Wallons. Des grêves violentes éclatèrent. Un ministre francophone alla jusqu'à traiter le roi de "premier des inciviques" !
Léopold III fut forcé d'abdiquer après que la gendarmerie eut abattu trois manifestants à Grâce-Berleur. Baudouin lui succéda, et le calme revint.
En 1960-61 à nouveau des mouvements de grêves éclatèrent, surtout, mais pas seulement, en Wallonie.
Le leader syndical André Renard menaça de laisser s'éteindre les hauts fourneaux. Les revendications portaient sur la suppression d'une loi qui s'en prenait aux moins favorisés,( et que les socialsites appliquèrent par petits morceaux plus tard !), sur le fédéralisme et les "réformes de structures", notamment la cogestion.
La Parti socialiste fit réimprimer la lettre de Destrée. Elle fut distribuée dans toute la Wallonie. Le mouvement Combat fut créé par Renard. Il dura plusieurs années et était le fer de lance des socialsites fédéralistes, opposés aux dirigeants plutôt belgicains.
Ensuite ce fut la scission de l'Université de Leuven (Louvain). Les flamingants, soutenus par une partie du clergé obtinrent le déménagement des francophones à Louvain-la-Neuve. La Flandre avait gagné la partie !
Par la suite la Belgique, malgré l'opposition de la droite cléricale et du palais, se fédéralisa. Puis se régionalisa. Aujourd'huice ce bout de terre de 10.000.000 d'habitants a un parlement fédéral - trois parlements régionaux - trois parlements communautaires !
Mais la Flandre en veut plus : le confédéralisme, dernier pas avant la rupture. Gageons, puisqu'elle est majoritaire, qu'elle l'obtiendra.
En attendant tout lui est bon pour attaquer la Wallonie, sa politique sociale et économique, et ceux qui tentent de l'appliquer.
Didier Reynders en sortira-t-il ? Probablement, mais la Belgique sortira encore plus affaiblie de la crise. Et la monarchie ne saura s'opposer à la scission du pays, pas plus qu'elle n'a pu le faire à la fédéralisation et ensuite à la régionalistion. Il ne s'agit pas de s'en réjouir ou de le déplorer. C'est une constatation...
A l'occasion de la saga (de la déglingue?) de Fortis, et du refus du plan concocté par le gouvernement, ressurgissent les problèmes communautaires.
La Flandre, majoritairement à droite et à l'extrême-droite, la Flandre arrogante, profite de l'occasion pour s'en prendre au mlinistre et, à travers lui, à la Wallonie.
Mais je ne vais pas évoquer les manoeuvres flamandes à l'encontre de Didier Reynders. Non, mais bien, et brièvement, l'avenir de la Belgique.
Primo : la Belgique a-t-elle encore un avenir ? Je ne le pense pas. Elle a été artificiellement créée en accollant deux nations, la flamande et la Wallone que tout séparait, et notamment la langue.
Très tôt les problèmes sont apparus. En 1913 un des leaders socialistes, Jules Destrée, y est allé d'une lettre au Roi Albert I Sire, il n'y a pas de belges ! La guerre mit provisoirement le problème au placard.
Entre les deux guerres, le Mouvement frontiste, le Vlaams national verbond, et le Verdinaso première mouture, rallumèrent la mèche. Les deux premiers obtinrent des élus au Parlement. Beaucoup de ses militants collaborèrent avec l'occupant, comme le fit d'ailleurs Degrelle et son mouvement, Rex, en Wallonie.
La guerre terminée, les flaminguants la jouèrent calme. Mais pas pour longtemps.
Lors de l'affaire royale la Flandre vota majoritairement pour le retour de son exil doré de Léopold III, les Wallons, votèrent non. La Belgique avait voté"oui" àune courte majorité et grâce aux flamands.
Léopold III revint, soutenu par las Fladre et les cléricaux Wallons. Des grêves violentes éclatèrent. Un ministre francophone alla jusqu'à traiter le roi de "premier des inciviques" !
Léopold III fut forcé d'abdiquer après que la gendarmerie eut abattu trois manifestants à Grâce-Berleur. Baudouin lui succéda, et le calme revint.
En 1960-61 à nouveau des mouvements de grêves éclatèrent, surtout, mais pas seulement, en Wallonie.
Le leader syndical André Renard menaça de laisser s'éteindre les hauts fourneaux. Les revendications portaient sur la suppression d'une loi qui s'en prenait aux moins favorisés,( et que les socialsites appliquèrent par petits morceaux plus tard !), sur le fédéralisme et les "réformes de structures", notamment la cogestion.
La Parti socialiste fit réimprimer la lettre de Destrée. Elle fut distribuée dans toute la Wallonie. Le mouvement Combat fut créé par Renard. Il dura plusieurs années et était le fer de lance des socialsites fédéralistes, opposés aux dirigeants plutôt belgicains.
Ensuite ce fut la scission de l'Université de Leuven (Louvain). Les flamingants, soutenus par une partie du clergé obtinrent le déménagement des francophones à Louvain-la-Neuve. La Flandre avait gagné la partie !
Par la suite la Belgique, malgré l'opposition de la droite cléricale et du palais, se fédéralisa. Puis se régionalisa. Aujourd'huice ce bout de terre de 10.000.000 d'habitants a un parlement fédéral - trois parlements régionaux - trois parlements communautaires !
Mais la Flandre en veut plus : le confédéralisme, dernier pas avant la rupture. Gageons, puisqu'elle est majoritaire, qu'elle l'obtiendra.
En attendant tout lui est bon pour attaquer la Wallonie, sa politique sociale et économique, et ceux qui tentent de l'appliquer.
Didier Reynders en sortira-t-il ? Probablement, mais la Belgique sortira encore plus affaiblie de la crise. Et la monarchie ne saura s'opposer à la scission du pays, pas plus qu'elle n'a pu le faire à la fédéralisation et ensuite à la régionalistion. Il ne s'agit pas de s'en réjouir ou de le déplorer. C'est une constatation...