Elle doit parler !

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La franc-maçonnerie est une société discrète. Soit...
Pour certains une société secrète. Faux ! Dans chaque patelin qui le veut peu connaître l'adresse du temple maçonnique.

Mais la discrétion a ses dangers. Et le plus grand de ceux-ci est le silence. Le silence devant les injustice, la paupérisation croissante, le réchauffement climatique, les atteintes aux libertés les plus élémentaires dans certains pays, etc.
On me rétorquera que la maçonnerie n'a pas à faire de la politique.  De la politique politicienne, certes. "Votez Tartempion!", non, mille fois non! Et pourtant celà c'est fait dans le passé. Cette politique, lorsqu'elle est pratiquée par une obédience, est indigne.
Mais il existe un politique noble. Qui n'est pas toujours celle des partis (cela n'engage que moi) à laquelle les obédiences et les loges n'ont pas à se méler. Dénoncer les attaques contre la liberté d'expression ou les minces droits des petites gens est un des rôles de la maçonnerie, quoi qu'en disent des soeurs et frères qui se qualifient de spiritualistes. Qu'on me comprenne bien : on peut être spiritualiste et défenseur des droits les plus élémentaires.

Certains maçons s'indignent lorsqu'un Grand Maître s'exprime sur tel ou tel sujet de société. Certains hurlent lorsque des soeurs et des frères, portant leurs décors, rendent hommage aux comunards massacrés sur ordre de Thiers, au Mur des Fédérés (Père Lachaise). J'ai souvent remarqué que ces critiqueurs, et c'est leur droit, défendent la société néo-libérale. Ils s'indignent quand le GODF, pour ne pas le nommer, fait, selon eux, une politique de gauche, mais refusent de reconnaître que leur obédience défend une politique de droite !

Il faut sans cesse rappeler les grands noms de la franc-maçonnerie des XIX et XXe siècles : Ferry - Combes - Louise Michel - Blanqui - Proudhon - Bakounine - Brisson - Frossard  (pas feu André défenseur de l'Eglise, mais Ludovic-Oscar, son père) - Brousse - Briant - Mendes-France - Brossolette - et tant d'autres en ce qui concerne la France. De Coster - Verhaegen - Baron -Buls - Isabelle Gatti de Gamond - Wauters - Louis de Brouckère - David Blum - pour ce qui concerne la Belgique.

Se souvenant des ceux-là, qui firent honneur à la maçonnerie, il fau dénoncer l'injustice. Il faut défendre l'école publique.  Il faut dénoncer les attaques qui se préparent, en France, contre la laïcité. Dénoncer les privilèges de l'Eglise romaine en Belgique.

Quant la maçonnerie ne dira plus rien, c'est que les acquis de la démocratie auront disparu !

J'en reste là, le dimanche étant le jour du Seigneur, et non celui du travail et du clavier...
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nicolas dupond 30/09/2008 09:13

Je suis tout à fait d'accord avec toi.

Vu notre situation sociale la plus récente (crise boursière qui va entraîner encore plus de paupérisation)et le retour du religieux qui va de pair, il serait grand temps que notre franc maçonnerie réagisse.

Mais comme tu le notes toi même, il y a beaucoup de Frères thuriféraires des forces du marché. Moi, je les nomme "Frères professions libérales"du genre avocats reconnus, notaires, médecins (15000€ par mois en France).

Ces Frères ne partagent pas les mêmes problèmes que nous, modestes bien que n'étant pas à plaindre.

Dans le passé, il est certain que tous les Frères n'ont pas choisi la résistance en 40 ou le parti de la révolution en 1789 mais à notre époque contemporaine, si je veux faire de l'humour quoique la situation ne s'y prête vraiment pas, beaucoup de nos Frères ont choisi le coté obscur de la Force.